Note
Résumé:Ces dernières années, aux échanges transatlantiques et à ceux effectués le long des deux bordures occidentale et...
0non évalué

L’océan Atlantique a été et demeure la voie de développement par excellence pour les pays riverains de l’hémisphère Nord et, de plus en plus, pour les pays de l’hémisphère Sud également. Ces dernières années, aux échanges transatlantiques et à ceux effectués le long des deux bordures occidentale et orientale, est venu s’ajouter un nombre sans précédent d’échanges sud-sud, comme d’échanges entrecroisés nord-sud et sud-nord. Ces échanges englobent non seulement les échanges de biens, de services, de main-d’œuvre, mais aussi de valeurs, d’idées, de projets et de programmes. Dans ces circonstances, le temps était sans doute venu de chercher à repenser l’Atlantique et ses bordures en gardant à l’esprit la Méditerranée comme modèle et comme référence, et avec l’idée de soumettre à la réflexion un projet inspiré, ne serait-ce que de très loin et de manière tout à fait approximative, de celui d’une communauté méditerranéenne. Dans cette perspective, l’ouvrage propose trois axes d’analyse. Le premier est consacré au commerce et, plus particulièrement, au phénomène de multiplication des accords commerciaux négociés ou en cours de négociation à l’intérieur de l’espace atlantique. Il s’agit alors d’évaluer en quoi et comment, à terme, toutes ces initiatives sollicitent, ou non, la mise en place d’un forum, d’un partenariat ou d’une association transatlantique, que ce soit sur le modèle de Asia-Pacific Economic Cooperation ou d’autre chose. Le deuxième axe porte sur l’immigration, les flux migratoires et leurs incidences sur les pays d’accueil tout autant que sur les pays d’origine, en termes politiques, culturels, sociaux ou économiques. Les migrations internationales, notamment à l’intérieur de l’espace atlantique, apparaissent à la fois comme un vecteur et comme un révélateur des mondialisations en cours à l’échelle planétaire. Le troisième axe traite de sécurité et de défense. Il est articulé autour de l’expression de « communauté atlantique », mise à l’ordre du jour au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et qui est l’enjeu de toute une série de débats à l’heure actuelle plaidant en faveur de son élargissement dans un contexte marqué par l’émergence de nouvelles puissances dans les Amériques, comme le Mexique et le Brésil. Dans ces circonstances, la question de savoir quelle architecture prévoir pour quelles communautés atlantiques – au pluriel – revêt une certaine urgence et prend une nouvelle signification.

Recommandez à vos amis
  • gplus
  • pinterest

À propos de l'auteur

Édouard Jourdain

Ancien élève de Sciences Po Grenoble, Edouard Jourdain est docteur en études politiques de l’EHESS où il a soutenu en 2011 une thèse sur la guerre et le problème théologico-politique, qui interroge l’héritage de Karl Marx et de Carl Schmitt. Spécialiste de Proudhon, Il a publié entre autres Proudhon, Dieu et la guerre (l’Harmattan, 2006) et Proudhon, un socialisme libertaire (Michalon, 2009). Après avoir enseigné le droit constitutionnel à Paris XI et travaillé au CICDE (Centre Interarmées de Concepts, Doctrines et Expérimentations), il est actuellement secrétaire de rédaction de Conventions, initiative conjointe de l’IHEJ et du Ministère des affaires étrangères sur le droit dans la mondialisation. Parallèlement, Edouard Jourdain continue ses recherches en philosophie politique.